Château de Falaise
le château de Falaise, Calvados, Normandie
Le château de Dieppe
Château de Dieppe, Normandie
Guillaume le Conquérant
Guillaume le Conquérant, Falaise, Calvados
Château Robert le Diable
Château Robert le Diable, Moulineaux, 76, Normandie
Le Mont Saint Michel
Mont Saint Michel, Normandie
Jardin à la française
Château de Vendeuvre, jardin à la française
Milord, Haras du Pin
Un Milord, Musée Haras du Pin, Orne, Normandie

Georges-René Pléville Le Pelley à Granville, Manche (Georges-René Pléville Le Pelley, statue localisée à Granville )

Surprenante histoire d'un corsaire Normand devenu Ministre,Georges-René Pléville le Pelley

L'histoire normande, c'est aussi l'histoire de ses corsaires acharnés et téméraires peu connus ou tout simplement oubliés.L'un d'entre  eux, Georges-René Pléville Le Pelley semble toujours présent dans la mémoire granvillaise.....


En effet, une statue en bronze posée sur un socle de granit domine le port de  "GRANVILLE", sa ville natale rappelant à tous son origine normande.
Très jeune, Georges-René veut être marin et rêve d'être digne de ses ancêtres.......

Sommaire:

-La jeunesse

-lointains horizons

-sous la révolution Française


La jeunesse d'un célèbre Corsaire Normand


Né le 18 juin 1726 à Granville (Manche), Georges-René Pléville Le Pelley est issu d'une famille de noblesse normande qui comptait beaucoup de marins, capitaines et armateurs.
Pas étonnant que le jeune garçon soit très tôt passionné par la mer et les navires. Ce qui contrarie énormément son père Hervé Pléville Le Pelley.
En effet, la fortune familiale avait subi ,jadis quelques sérieux revers :
"L'aïeul Jacques Le Pelley du Manoir ( écuyer , Gouverneur de Granville et ancien garde du corps de sa majesté le Roi de France) avait dissipé presque totalement le patrimoine amassé par quelques ancêtres économes et Hervé Pléville Le Pelley avait ,lui, bien du mal à reconstituer une partie du bien familial. Il souhaitait  surtout que son fils envisage une carrière d'armateur, car selon lui on ne pouvait devenir RICHE en NAVIGUANT".
Orphelin en 1739, Georges René est placé sous la tutelle de ses oncles : Tilly le Pelley et l'Abbé du Manoir. S'il n'avait tenu qu'à celui-ci , le jeune adolescent aurait même embrassé l'état ecclésiastique.
Après un séjour obligé au collège de Coutances ( Célèbre pensionnat-prison de la région), et sur la recommandation de son oncle, curé de Granville, René Gorges finit par obtenir la permission d'embarquer comme mousse sur un bateau morutier "le Thorigny"
Quel changement de vie pour ce jeune homme !. Parti pour une campagne de pêche à la morue en Gaspésie, la seule promotion obtenue  est celle d'aide-cuisinier .
Le travail est très pénible : levé dès 3 h du matin, la journée  ne se terminait guère avant minuit.
Le jeune Georges-René Le Pelley va tout accepter.
Plus tard, il écrira dans ses mémoires "Mon orgueil consistait à prouver à tous ceux qui m'entouraient que j'étais fait pour être autre chose que être prêtre de paroisse ».
De retour à Granville "On me parla encore du séminaire"  dira-t-il.......
Sa décision est prise , il sera marin et aussitôt  Georges René file au Havre et embarque à bord du "Ville du Québec" la traversée ne se  passe pas sans problème, et très vite il se révolte contre la capitaine qu'il juge « BARBARE » et se retrouve mis aux arrêts , dans une contrée complètement inconnue..


A 14 ans, en forêt canadienne


Georges-René va réussir à s'échapper, mais comment faire ? Où est-il réellement ? Pendant plus de 2 mois, il marche à travers la forêt canadienne, rencontrant des tribus indiennes, des ours, probablement des loups...... se nourrissant le plus souvent de fruits.... Après 500 kms de forêt au milieu hostile, le jeune déserteur aperçoit enfin une cabane où une brave famille émigrée normande n'hésite pas à l'accueillir.
Sa vie va prendre un autre tournant : Pour éviter d'être reconnu, il décide de changer de patronyme . Dès lors il s’appellera Dubuisson " du nom de ses bienfaiteurs. Ceux-ci vont encore l'aider puisqu'ils vont lui permettent de retrouver un embarquement sur une goélette commandée par GUYON d'HONFLEUR afin de gagner PORTO RICO. Hélas ce bateau est réquisitionné et le capitaine doit se séparer de l'équipage.
C'est à ce moment là que  le fils d'Hervé Pléville Le Pelley, bourgeois de Granville s'embarqua à bord d'un flibustier et devint le « Forban Dubuisson "( partageant la vie de l'équipage  voguant tantôt sur Porto Rico, tantôt sur Carthagène ou dans le Golfe du Mexique, se battant régulièrement contre les gardes-côtes.....) 
Cette expérience terminée, il trouve à s'embarquer sur « le Victor Amédée » comme patron de canot où son identité véritable est dévoilée.


A 16 ans, étude d'hydrographie à Caen


Le 20 avril 1742, Georges-René débarque sur les quais du Havre pour peu de temps puisque le 8 mai 1742, il embarque  sur le " Fleury "sous les ordres de son oncle Pierre Le Pelley . Il sera absent pendant plus d'un an.
"J'appris à commander, raconte Georges-René ce que je savais exécuter, mais avec un ton décent, convenable. Je savais combien les matelots étaient malmenés. J'en adoucis le sort. Je m'occupais d'hydrographie, d'astronomie quand je n'étais pas sur le pont...... "
Il juge ses connaissances insuffisantes et dès son retour, il part étudier l'hydrographie, l'astronomie..... à Caen.


A 18 ans,il devient unijambiste

Statue Georges René Pléville à Granville          Statue corsaire Georges René Pléville (Il regarde l'horizon, vue de Granville)


Quand éclate la guerre contre l'Angleterre, en 1744, Georges-René Pléville Le Pelley abandonne ses études et se présente aux autorités du Havre qui l'affectent comme lieutenant sur un petit corsaire de 6 canons.
Blessé au bras et à la main, lors de la capture d'un bateau ennemi, le jeune lieutenant de « Corsaire » va passer sa convalescence à GRANVILLE où il est accueilli en héros.
Les capitaines se disputent ce garçon audacieux et courageux.
C'est sans surprise et avec un moral de vainqueur qu'il choisit de s'engager comme lieutenant à bord de la "Françoise du lac" ( goelette de 6 canons et 60 hommes.)
Au large d'Ouessant, le capitaine aperçoit 15 petites bâtiments anglais et il décide aussitôt de s'en emparer. Tous se préparent à l'abordage, seulement  2 navires  corsaires , l'un de 16 canons et l'autre de 12 ,accompagnaient la flotte anglaise. C'est vraiment l'imprévu , un imprévu qui allait coûtait très cher à René Georges.
"Il fallut se battre. Le combat commence à midi, raconte Pléville le Pelley dans ses mémoires.. et ne finit qu'à 6 heures, que nous fûmes pris, avec oerte de 50 hommes, toujours vergue à vergue "
Mais il y eut pire.Tout de suite les Anglais sont supérieurs et écrasent leurs adversaires.
Au commencement, Georges-René reçoit une mitraille dans le bras gauche, mais le combat ne s'arrête pas, il continue toujours aussi féroce jusqu'au moment où l’Accident FATAL se produit  "un boulet ramé nous arrive, me coupe la jambe droite et coupe mon camarade à deux. Les Français amenèrent leur pavillon et les vainqueurs se précipitent sur le pont et commencent le pillage de la goélette."
Finalement on ne s'occupera des blessés que beaucoup plus tard. Enfin un chirurgien britannique va s'approcher du lieutenant PLEVILLE LE PELLEY. Pas question d'anesthésie.
La jambe coupée est jetée à la mer et des volets de canon lui servent de litière.
Réclamant à boire, on lui sert de l'alcool, surtout du FLIP ( Mélange de porto et de whisky, avec parfois un œuf battu) si bien que pendant les 11 jours que va durer le voyage vers l'Angleterre, le lieutenant est constamment ivre...


Soigné et  prisonnier à nouveau


Débarqué à Falmouth, Georges-René se retrouve prisonnier. Son sort n'est guère enviable. Il a 18 ans et une SEULE JAMBE.
On le conduit tout d'abord à l'hôpital et a la chance ( enfin si l'on peut dire) d'être pris en pitié par Madame PAY ( femme du juge de l'Amirauté). Ce qui lui permet de trouver une famille d'accueil et de mieux se rétablir. …
Dès que sa santé lui permet, il ne songe qu'à retourner à Granville. A son retour, une pension d'invalidité lui est attribuée.
Sa carrière semble bien compromise. Elle pourrait effectivement s'arrêter.....
Le Lieutenant Georges-René Pléville ne l'entend pas ainsi.
Il se fait fabriquer un pilon de bois et dès qu'il le peut va servir sur " l'Aimable Grenot " superbe navire corsaire de 40 canons et 400 hommes.
La 1ère campagne fut si heureuse qu'elle lui rapporta 2400 livres.
A la campagne suivante, il est  PRISONNIER  CAPTIF SUR PAROLE en Angleterre. Mais, il ne veut absolument pas être traité en infirme et à sa demande, il se retrouve emprisonné à la prison de TAVISTOK. Et difficile d'échapper à cette prison. Mais rien ne peut arrêter l'intrépide lieutenant qui va escalader un mur, s'emparer d'une barque et prendre la mer.
DIFFICILE RETOUR , il doit affronter les pires tempêtes pendant la traversée.
Quand aux Granvillais, ils le croient mort. Et quelle n'est pas leurs surprises quand il arrive dans le port de Granville.


A 26 ans , il se dirige vers d'autres expéditions


A peine CAPITAINE en 1752, Georges-René Pleville Le Pelley obtient le commandement de la plus belle unité marchande granvillaise "le Brillant". Il écume avec lui les bancs de Terre-Neuve jusqu'au moment où la guerre reprend contre les Anglais en 1756. Il va donc participer aux transports de troupes engagées dans une expédition  sur Minorque. Un an plus tard le corsaire granvillais reçoit le commandement d'une expédition victorieuse sur la Corse.
Installé désormais à Marseille , le capitaine  prend le temps de se marier en 1757 avec Marie Ursule de Rambaud, fille d'un capitaine corsaire, armateur et négociant avec l'outre-mer. Le couple aura 4 enfants.
Georges-René PLEVILLE LE PELLEY va alors armer un bateau moitié -corsaire et moitié-marchand "Le colibri"
C'est à ce moment qu'il va s'emparer de 8 navires marchands ennemis et s'aventurer en rade de GIBRALTAR pour récolter des précieux renseignements à l'intention de la flotte française.
Après ce véritable COUP D’ÉCLAT, il reçoit le commandement de " l'Hirondelle " ( un brigandin de 14 canons.)Ce qui ne l'empêchera pas de capturer 3 bateaux anglais armés de 44 canons ( 30 canons de plus que "l'Hirondelle ")
En récompense, le corsaire sera promu OFFICIER DE LA ROYALE


Vers de lointains horizons

Maison du guet (La Maison du guet et les remparts de Granville )

 
Nommé par Louis XV lieutenant de frégate de la Marine Royale, Pléville le Pelley devient capitaine de port à la Martinique. où il  va rendre de grands services.Très vite, il se rend compte des besoins de la Marine ,  exerce son activité avec tous ses talents d'administrateur et finance sur ses propres deniers certains travaux. Épuisé et malade, il se voit obligé de demander son rapatriement sanitaire.
C'est alors qu'il est nommé lieutenant de vaisseau et affecté au commandement du port de Marseille.
En 1776, Pléville le Pelley  va participé sous les ordres du Comte d'ESTAING à la guerre d'indépendance américaine à bord du "Languedoc " (1778/1783) Il a 50 ans. On le voit mené une colonne d'assaut lors du raid sanglant sur Savannah . Nommé intendant général du corps expéditionnaire, il dirigera  plusieurs débarquements à la tête de grenadiers.......
Miné par des fièvres contactées en combattant dans des marais, il est rapatrié après avoir reçu de nombreuses distinctions.
Quand il rentre à Marseille, un terrible coup de destin l'attend :il a la douleur de perdre sa femme  puis  son fils ainé.( enseigne de vaisseau et prisonnier des Anglais)
Soucieux d'éléver ces filles, il reste 5 ans à Marseille, commandant de la marine et capitaine de port.


Dans la tourmente de la révolution française


Sa Normandie lui manque et dès qu'il a la possibilité, il profite de ses missions à Paris pour se rendre à Granville où il est devenu une GLOIRE LOCALE.
De tous ses titres de Gloire, le premier que fait figurer figurer  Pléville Le Pelley sous sa signature est celui de "BOURGEOIS DE GRANVILLE "
Toute la ville se prend d'admiration pour cet officier unijambiste, mais hélas, la Révolution gronde en France et il va, à nouveau connaître des fortunes diverses :
En 1789, la chute de la royauté lui semble être un juste retour des choses. Les combats américains ont préparé Pléville le Pelley .   .
Cependant tout comme la plupart de ses compatriotes normands, ses opinions républicaines modérées deviennent bien vite suspectes aux yeux des aristocrates qui le taxent de libéralisme. Quand aux révolutionnaires, ils lui reprochent d'avoir reçu charges et décorations de Louis XV et Louis XVI. Ils oublient un peu vite les services glorieux rendus à la France par Pléville Le Pelley , sa bravoure et sa fidélité à son pays.....En 1792, il parvint même à sauver la ville de Marseille de pillage et d'incendie....
Les révolutionnaires ne veulent rien entendre et estime n'avoir pas besoin de lui. La calomnie fait son chemin.... Le ministre de la Marine ampute sa demi-solde sous le prétexte qu'il n'a qu'une seule jambe..... AHURISSANT
Sa vie se complique. Interrogé devant le comité de salut public, il échappe de justesse à la guillotine sous laquelle l'amiral d'Estaing est mort.
Chassé de la capitale, Pléville-le-pelley regagne sa ville natale.
La vie lui réserve bien des surprises !
Les événements évoluent vite, l'ancien corsaire se voit bientôt invité à partager les travaux de la commission de la Marine. Après un premier refus ,
le 19 juillet 1797, le Directoire le nomme MINISTRE DE LA MARINE
Vieil homme de 72 ans, le Granvillais s'estime flatté de l'honneur qu'on lui accorde . Quel chemin parcouru au cours de cette vie tumultueuse , mais ce n'est pas fini..Les affaires sont en piteux état. Il n'y a  ni matériel dans les ports, ni argent pour effectuer les achats et les travaux et de surcroît on ne peut payer les équipages....
Le travail qui l'attend est colossal . Dès 4 heures du matin, il se rend à son bureau. Son caractère austère et sa probité contraste avec l'atmosphère de corruption et de luxure de cette époque du Directoire. Il pris même une certaine habitude : celle de renvoyer le surplus des frais de mission qu'il ne dépensait pas  et quand on insiste , il finit par accepter et s'en sert pour financer la ligne du télégraphe aérien de CHAPPE qui reliera Paris à Brest en partant de la toiture de son ministère.
Voilà de l'argent bien placé.

Après avoir servi deux rois la lère République et le Directoire, Pléville Le pelley conserve son ministère sous le Consulat.
Il tient tête à BONAPARTE, (alors jeune général, dont la renommée se fait  de plus en plus grandissante) lorsque ce dernier lui demande d'engager une flotte importante à la conquête de l'Egypte. Le Corse et le Normand se heurte Pléville Le pellet ne croit pas au succès de l'opération . Il prévoit même la destruction de la flotte. Cette sinistre prédiction devait se réaliser . Le 1er Août 1798 , dix sept bateaux se rangent en bataille à ABOUKIR devant une flotte anglaise commandée par l'Amiral Nelson et onze  vaisseaux et deux frégates sont détruits ou arraisonnés.
Refusant de couvrir cette expédition , il donne sa démission le 12 avril 1798.
" Pour mon honneur au moins, je ne dois pas rester au ministère " dira-t-il
On le renvoie dans ses foyers avec le grade de Vice-Amiral en 1798.
Il avait  été nommé Contre-Amiral en 1797
Mais ce n'est toujours pas fini.....
Il pensait peu-être se reposer, mais peu de temps s'écoule et il est à nouveau sollicité et nommé Commandant des armées et des ports de la République de la mer Adriatique .
Il se rend donc en Italie où la situation est mauvaise.
Les améliorations de défenses qu'il entreprend dans les ports dont il en a la charge ne vont pas empêcher les italiens de reprendre une à une les îles de l'Adriatique.
Pléville le Pelley a 73 ans, l'Hiver 1798 est rude, mais l'Ancien Corsaire se bat comme un sous-lieutenant, voyant mourir autour de lui plusieurs de ses officiers
. Il dirige lui-même quelques charges lorsque le danger se fait sentir....


Les Honneurs

Bassin Granville  (Granville aujourd’hui )


Après le coup d’État du 18-Brumaire, Bonaparte, sans rancune désigne  PLEVILLE LE PELLEY parmi les vingt-neuf premiers citoyens désignés pour former un nouveau Sénat.
Le 4 Août 1802, il vote la modification de la Constitution accordant à BONAPARTE le poste de premier consul à vie
Le 18 Août 1804, il fait partie des invités placés en bon rang lorsque BONAPARTE se proclame EMPEREUR et devient NAPOLÉON 1er
Napoléon 1er remet le 14 juillet 1804 les premières croix de la légion d'honneur à l'Hôtel des Invalides. 

napoléon1er (Napoléon 1er, excellente revue à lire absolument sur http://www.napoleon1er.fr)


Quand le grand chancelier annonce les noms des récipiendaires
Georges-René PLEVILLE-LE-PELLEY , l'ancien corsaire Normand est de ceux-là.
En 1905, son biographe FOUGERAY DU COUDRAY écrira :
"Il sut garder cette sagesse et cette dignité qu'on pouvait attendre d'un homme de son caractère. Insensible à la peur comme à l'intérêt, il marcha droit son chemin guidé seulement par sa conscience "

Rescapé de plus de cent combats sur mer et sur terre, c'est dans son lit que cet Homme d'exception meurt à Paris le 2 Octobre 1805.

               Il repose à Paris , au cimetière Montmartre, loin de sa ville natale.
               On peut voir son buste au château de Versailles et au palais du Luxembourg .
               Son portrait est au musée du Vieux Granville et sa statue domine le port de la cité.

                       Sources : Jean Mabire Grands marins normands
                                       Patrimoine Normand N°15
                                       Corsaires et Pirates de Normandie Michel Lecureur

 Texte : Séléna

 Photos, présentation :  Gilles Laffite  

Vous pouvez suivre aussi notre catégorie, corsaire et pirates normands

 

                                                      

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