Trois mats musée Honfleur

 François Le Clerc, Corsaire sous Henri II, dit "jambe de bois"

  François Le Clerc 1e corsaire dit "Jambe de bois"

 Le Cotentin, ce bout de Normandie ancré dans la mer est une région fort attachante tant le milieu marin et le bocage coexistent sans jamais se confondre. Cette terre des     hommes intrépides a vu naître bon nombre d'explorateurs et de pirates notamment le célèbre François Le Clerc dit " Jambe de bois".

 Ses Origines

Originaire de Réville ou de Gréville-Hague, François Le Clerc est reconnu comme le premier pirate à avoir une jambe de bois. On trouve la trace de ce cotentinois dès 1547, alors qu'il commandait " La Fécampoise".En juillet 1649, il participe à l'expédition menée au départ du Havre vers les îles anglo-normandes ( îles de Sercq et Guernesey). Il est fort probable qu'il servait de pilote car il connaissait parfaitement la région...

L'Archipel Anglo-normande

Plus proche de la France que de l'Angleterre ( progressivement séparées des côtes normandes, au cours des millénaires)les îles Anglo-normandes sont un ensemble d'îles situées dans la Manche à l'Ouest du Cotentin. L'Archipel comprend 5 îles principales ( Jersey, Guernesey, Aurigny, Herm, Sercq) , d'autres petites îles et des groupes de récifs. Ces îles de la Manche sont d'abord occupées par les Bretons au V et VI ème siècle. Elles deviennent normandes en 933 lorsque Guillaume Longue Épée ( fils de Rollon) reçoit du roi de France le comté de Coutances. En 1204, le roi de France Philippe Auguste reprend les terres Anglo- Normandes appartenant au Duc de Normandie et au roi d'Angleterre ( JEAN SANS TERRE) .L'équivalent territorial de la Normandie actuelle devient français, ce qui n'est pas le cas des Iles Anglo-Normandes qui relèvent de la couronne britannique. A plusieurs reprises, la France tente d'éliminer la présence anglaise mais sans succès ou très brefs....

L'île Anglo-normande Sercq:

  Un témoignage de Rabelais souligne la réputation détestable de l'île Sercq. D'ailleurs Rabelais la présente dans Pantagruel comme " l'île des forbans, des larrons, des brigands, des meurtriers, des assassins, tous extraits du propre original des basses fosses de la conciergerie "les difficultés de navigation étaient accentuées . Beaucoup de marins maudissaient ces feux allumés dans la nuit pour les tromper et livrer leurs cargaisons aux pilleurs d'épaves .François Le Clerc lui-même eût à pâtir car son navire " la Fécampoise" y fit naufrage. Mais, auparavant il est probable que c'est pendant l'attaque de Sercq, lors d'un abordage que Le Clerc perdit sa jambe et endommagea son bras.Malgré tous ces obstacles , les Normands réussirent à s'emparer de SERCQ.( pour peu de temps) Le Clerc est maintenant un grand mutilé qui, malgré ses grandes blessures participera activement aux guerres des années 1550 contre l'Espagne de Charles Quint.

François Le Clerc Anobli:


Il va être anobli en 1551 par une lettre de marque délivrée par Henri II le nommant 1er corsaire reconnu de son pays.

François Le Clerc, corsaire et aventurier

François le Clerc a le goût de l'aventure et l'audace des grands corsaires. Le 7 juillet 1552, après avoir quitté les eaux de la Manche, il se trouve à Porto Santo, île de l'archipel de Madère et y débarque en compagnie de 150 arquebusiers. En 1553, à la tête d'une dizaine de navires, il sème la terreur dans l'archipel des Canaries. Ces exploits sont tous aussi audacieux les uns que les autres, n'hésitant pas à piller , à incendier.... Assisté de ses 2 fidèles lieutenants Robert Blondel et Jacques de Sorès, François Le clercq conduisit toute une flotte royale aux Antilles. L'affaire était d'importance car elle regroupait 6 gros vaisseaux et 4 pataches ( navire assez petit qui faisait de la surveillance pour les gros bateaux), constitués d'environ 800 hommes. C'était un vrai corps expéditionnaire qui fut impitoyable envers les Espagnols. ( La flotte mit à sac la ville de Santiago de Cuba , occupa la ville un mois et partit avec un trésor de 80.000 pesos.)

Canon

Aux Antilles et aux Canaries

François Le Clerc et sa flotte a été le premier européen à s'installer à l'île Sainte Lucie d'où il établit son repère . Il regagna Hispaniola ( Haîti et Saint Domingue), fouillant systématiquement les côtes, s'emparant d'armes, de munitions, de cuirs .....y compris d'une plante médicinale aux vertus aphrodisiaques ( Salpareille).....De retour aux Canaries, Le Clerc dit " Jambe de bois", GRAND SEIGNEUR commanda depuis la passerelle les pillages sur l'île de Palma sont les habitants avaient osé tirer sur les marins lors d'une aiguade....De très fortes rançons furent obtenues pour la liberté des otages les plus importants. Quelques uns furent ramenés en France et remis aux autorités royales. Dans le butin figurait une caraque génoise, le françon dont quelques canons allèrent renforcer les remparts de Brest. ( d'après Robert Lerouvillois).

François Le Clerc, un corsaire notable

François Le Clerc était aux ordres du roi de France. Dans son manoir de Réville , on le retrouve recevant à sa table en mars 1555 l'amiral de Coligny et en août 1556 le lieutenant général Martin de Bellay, responsable de la généralité de Caen. Il n'y a aucun doute, que François Le clerc avait un rôle très officiel.Un huguenot au service de sa foi.En 1562, lors de la première guerre de religion , le pirate huguenot François Le Clerc, toujours en compagnie de Jacques Sorre va se battre aux côtés des HUGUENOTS.EN S'ALLIANT AUX ANGLAIS, pourchassant depuis le Havre, les navires CATHOLIQUES français- Les Anglais lui rachetaient ses prises navires et cargaisons)lors de la paix d'Amboise en mars 1563, François Le Clerc et ses amis souhaitèrent une reconnaissance de la part des Anglais (rente ou somme d'argent) mais en guise de récompense, la reine Elizabeth d'Angleterre congédia brutalement les français qui s'étaient battus aux côtés des protestants . Blessé dans son orgueil "jambe de bois" met les voiles vers les Açores, traquant comme autrefois les galions espagnols remplis d'or, mais cette fois sera la dernière...... Il meurt probablement au cours d'un combat en 1563.

Photos: Gilles Laffite, Musée de Honfleur

Sources: Robert Lerouvillois ( les normands de l'outre mer, ) annales de Normandie 2001 Michel Lecureur corsaires et pirates de Normandie

Nous remercions également les inconditionnels du Site Les-Sans-Hulotte, page concernant l'article, visiteurs eux-mêmes de geneahistoire-normandie.fr (d'autres articles à venir)

D'autres Corsaires, pirates, ICI !

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