Château de Falaise
le château de Falaise, Calvados, Normandie
Le château de Dieppe
Château de Dieppe, Normandie
Guillaume le Conquérant
Guillaume le Conquérant, Falaise, Calvados
Château Robert le Diable
Château Robert le Diable, Moulineaux, 76, Normandie
Le Mont Saint Michel
Mont Saint Michel, Normandie
Jardin à la française
Château de Vendeuvre, jardin à la française
Milord, Haras du Pin
Un Milord, Musée Haras du Pin, Orne, Normandie

Commando après le Raid de Dieppe 1942 (Au lendemain de Dieppe 1942)

Le Canada en guerre en 1944

Témoignages exceptionnels

           La dernière guerre mondiale est l'un des événements les plus importants de l'histoire canadienne.........


        " La dernière lettre d'un parachutiste canadien "

Le Canada a joué un rôle indispensable tout au long du conflit. Peu de temps après la Grande-Bretagne et la France, dès le 10 septembre 1939, le Canada déclarait la guerre à l'Allemagne.
     " La guerre totale, on le sait, c'est une attaque générale sur tous les fronts et par tous les moyens.... Pour affronter la guerre totale, il n'y a qu'un seul moyen, c'est l'effort total, effort non pas seulement d'une journée, d'une semaine ou d'un mois, mais l'effort soutenu de tous les jours jusqu'à la victoire" extrait d'un discours du premier ministre canadien William Makenzie King le 2 février 1941.
L'engagement du Canada est effectivement total "entre 1939 et 1945, plus d'un million d'hommes et de femmes originaires du Canada ont servi à temps plein au sein des forces armées. Plus de 42.000 y ont laissé la vie " ( 2ème guerre mondiale, l'Encyclopédie Canadienne).

Stelle Canadienne Pourville (Dieppe) (Monument à l'honneur des combattants Canadiens, Pourville-sur-Mer, 1942)

Canadiens à Rouen en 1944 quai rive droite (De retour à Rouen en 1944, Troupes Canadiennes quai rive droite)


Grand programme de formation de l'armée de l'air au Canada

Un des apports majeurs du Canada à l'effort de guerre des alliés a été le plan d'entraînement aérien du Commowealth britannique, le plus grand programme de formation de l'armée de l'air de l'histoire. Un très grand nombre d'équipage de la Force aérienne y compris les pilotes ont été formés dans des bases aériennes au Canada de octobre 1940 jusqu'en mars 1945.Participation du Canada
La participation est sans limite. Dès 1941, le Canada fournira aux Britanniques nourriture, armes et matériels de guerre ainsi que des précieux pilotes. Les troupes canadiennes sont partout : campagne d'Afrique du Sud, à Hong Kong où ils combattent les japonais.... Dès 1942, ils participent au désastreux débarquement de Dieppe... En 1943, ils sont parmi les alliés en Sicile et en Italie. Par ailleurs, le Canada accueille à Otawa, la famille royale du Pays-Bas. En 1945, ils vont libérer le peuple des Pays-Bas. Pour montrer leur reconnaissance, les néerlandais envoient chaque année un grand nombre de bulbes de fleurs à OTAWA.


Les Canadiens en Normandie

En ce qui concerne la Normandie, le 6 juin 1944, 21.400 soldats canadiens vont débarquer à JUNO BEACH ( Il leur faut s'emparer d'une plage puissamment défendue par les Allemands, alors que la tempête fait rage dans la Manche et la mer est particulièrement démontée).Sous un feu nourri, de nombreux engins sont envoyés au fond avec leurs occupants. Une fois parvenus sur la plage, les soldats ne peuvent plus avancer. Ils sont cloués au sol. Les pertes canadiennes s’élèvent à 1063 hommes sur la plage de Juno pour un seul jour dont 359 tués et 708 blessés et disparus). Les survivants parviennent, malgré tout et très courageusement à s'infiltrer et à occuper les villages environnants. Ces valeureux soldats vont continuer à jouer un rôle de premier plan dans la bataille de Normandie qui suivit.Il faut rappeler que le corps d'aviation royal canadien participait déjà depuis plusieurs mois au bombardement de cibles allemandes. Ils assurèrent le 6 juin 1944 une protection efficace aux soldats sur les plages et attaquèrent les formations terrestres allemandes.Comme le souligne Monsieur le Ministre Canadien, lors d'une commémoration du 6 juin 2013 "Le 6 juin 1944, des soldats canadiens se sont courageusement portés à la défense de la démocratie, de la liberté et de la primauté du droit. Les exploits qu'ils ont accomplis à la défense de la liberté ouvrèrent la voie à la victoire du 8 mai 1945 ".

Parachutistes Canadiens à la veille du jour le plus long, 6 Juin 1944 (Parachutistes Canadiens à la veille du débarquement allié le 6 Juin 1944)

  Image:Canada. Department of National Defence. Library and Archives Canada, e002852749 /

La "dernière lettre"
Alec Ellis Flexer étaient de ceux-là : né à Montréal, il rejoint l'armée à 20 ans. Son père Jacob fabrique des chapeaux, sa mère Sarah enseigne le piano. Alec a quitté l'école aux alentours de 13 ans. C'est déjà un jeune violoniste de talent qui travaille entre-temps dans une usine de boutons... Nous allons présenter la lettre du jeune canadien.Elle fut écrite juste avant qu'il soit parachuté dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 avec la 6ème Airbone. Alec écrit à ses parents :


                     "Chère Maman, cher papa,
                     Quand vous recevrez cette lettre, les journaux devraient avoir eu le temps de vous informer du débarquement et je peux imaginer ce que vous ressentirez quand vous apprendrez le lancement d'une opération aéroportée de grande envergure.... On vient juste de nous autoriser à vous informer du fait que nous avons passé ces deux dernières semaines dans un camp de transit pour attendre l'avion qui nous permettrait d'en découdre avec l'ennemi...
                    Je vous prie, ne m'imaginez pas dans un  rôle du héros superbe et vaniteux. J'ai eu tous le temps de ressentir le malaise qui précède une invasion ces derniers jours, que ce soit en pliant les parachutes, en préparant les grenades, ou en nettoyant les armes. Mon esprit a mouliné toutes sortes de pensées depuis que nous avons été briefés, que l'on nous a informés de ce que nous aurions à faire, et à quel point ce serait important pour la tête de pont de l'invasion. On ne peut s'empêcher d'avoir des petits accès de fierté... Des millions de gens savent comme moi que des événements historiques vont avoir lieu, mais pour l'instant tout cela reste dans le secret de nos cœurs. Cette lettre doit être recopiée à un grand nombre d'exemplaires infinis dans tout le pays ; il est évident que des millions de soldats ressentent ce que je ressens, écrivent ce que j'écris.... Nous désirons tous que cette guerre touche à sa fin ; nous avons tous la même motivation. Et quelles que soient nos angoisses, nous resterons disciplinés ; on pourra compter sur nous. Tout ce que je vous demande , c'est de prendre cette lettre comme elle a été écrite. Je regarde les choses avec sérénité et je suis sûr que rien n'a été laissé au hasard. Nous formons une sacrément bonne équipe de combattants et il ne fait aucun doute que nous prendrons soin de nous... Tout ce dont j'ai besoin, c 'est de continuer à recevoir régulièrement vos lettres : c'est le meilleur remède que nous puissions recevoir, spécialement pour ceux qui sont rongés par l'angoisse qui précède l'action. Et maintenant Bonsoir ! Pardon pour le ton un peu froid de ma lettre. Je vous ai souvent dit que je ne voulais pas donner dans le mélo, et j'espère que vous me comprendrez....
                     Avec toute mon affection "


                                     Alec Flexer


Ses parents ne le reverront jamais. Alec Flexer est mort le 6 juin 1944 et inhumé au cimetière de guerre de Ranville (Calvados)
Autre témoignage
Témoignage d'un vétéran canadien : MJ Ernest Coté 101 ans ( né le 12 juin 1913)
Lors de son séjour en Normandie, il se souvient "du déluge de feu qui s'est abattu sur la côte Normande" le 6 juin 1944. "On ne se rend pas compte du prix auquel la liberté a été achetée", dit-il et le mot de la fin
"La liberté est donnée de génération en génération, elle doit être conservée, il ne faut pas qu'on se chamaille trop"
        Ernest Côté, journal le point du 17/04/2014
    Sources : paroles du jour J (lettres et carnets du débarquement , été 1944
                    encyclopédie canadienne   
                     journal le Point du 17/042014 
                

    Photos: Gilles Laffite, et de https://www.flickr.com

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