Château de Falaise
le château de Falaise, Calvados, Normandie
Le château de Dieppe
Château de Dieppe, Normandie
Guillaume le Conquérant
Guillaume le Conquérant, Falaise, Calvados
Château Robert le Diable
Château Robert le Diable, Moulineaux, 76, Normandie
Le Mont Saint Michel
Mont Saint Michel, Normandie
Jardin à la française
Château de Vendeuvre, jardin à la française
Milord, Haras du Pin
Un Milord, Musée Haras du Pin, Orne, Normandie

Cimetière-Rouen-StSever(Carré Français du Cimetière Rouen St-Server)

Il y a 100 ans Rouen à l'heure anglaise durant la "grande guerre"

La guerre transforma la population normande par la venue des soldats britanniques chargés de préparer l'arrivée sur le continent, du matériel et du personnel d'une armée dont les effectifs n'allaient cesser de croître.....

Dès le mois d'août 1914, la Normandie devient la tête de pont de l'Empire britannique. On pourra même constater qu'en 1917 Rouen est devenue VILLE BRITANNIQUE.


Le 1er bateau anglais à Rouen, Normandie


"Le Laura" accoste à Rouen le 9 août et débarque 250 officiers et 200 hommes. Une incroyable navette commence alors entre l'Angleterre et les ports de Seine qui ne s'achèvera que dans le courant de l'année 1919.Le 24 août 1914 Le capitaine THORPE  (chef d'équipe de débarquement) peut déjà dressé un bilan intéressant :
-Excellente compréhension et coopération efficace. Le débarquement s'est effectué sans accident et sans difficulté.
-Jusqu'à ce jour, 24 août 1914, 110 bateaux ont été traités dans le port de Rouen. Cette période correspond à la fin du débarquement de toutes les unités du corps expéditionnaire destinées à ce port.On a pu traiter jusqu'à 16 bateaux par jour. En général le débarquement est rondement mené.
-Pendant la période de 14 jours prise en compte par THORPE plus de 800 véhicules automobiles sont débarqués et seulement 3 sont détruites pendant les manœuvres.
Les Britanniques s'installent à Rouen.Une fois arrivés, les unités sont dirigées vers des camps
-les premiers emplacements choisis par les autorités françaises sont édifiés «  aux Bruyères » et à Mont St Aignan dès le 11 août, mais les Britanniques vont surtout s'installer sur la rive gauche de la Seine.
Dès le 12 août, toutes les tentes sont dressées.
Très rapidement la base de Rouen est opérationnelle.


1914, installation des premiers hôpitaux du Commonwealth


Au début, les premiers hangars mis à la disposition des Britanniques appartiennent aux Nouvelles Galeries.
Dans l'opération, il était prévu de créer 2 hôpitaux généraux dans des immeubles et 4 hôpitaux sous tente d'une capacité de 520 lits ( qui furent remplacés par des huttes en bois ou en tôle ondulée).
Ils devaient s'y ajouter un camp de convalescence de 1000 hommes et un autre camp de 500 hommes.Les allemands approchent de la Normandie.Le 29 août 1914 le soir à 8 heures l'ordre d'évacuation tombe. La base N°2  doit être transférée à Saint-Nazaire et les bateaux présents à Rouen doivent commencer le chargement du matériel....
Le 31 Août 1914, c'est plutôt la panique . C'est le départ précipité de l’État-major et même  si les rapports sur l'ennemi sont vagues et plutôt rassurants , on continue d'évacuer.Le 2 septembre 1914 au matin les 4 derniers bateaux quittent Rouen pour arriver à Nantes le 4 septembre 1914.
Le 12 octobre l'ordre de réactiver ROUEN et LE HAVRE comme bases est donné par LONDRES.L'installation définitive des Anglais va vraiment commencer.Installation des divers hôpitaux dans Rouen et son agglomération.
Les autorités militaires réquisitionnent alors différents endroits :
Le grand Séminaire de la rue du Champ des oiseaux pour le mettre à la disposition de la CROIX ROUGE ANGLAISE et qui devient donc hôpital militaire réservé aux officiers .20.000 blessés vont y transiter.Les locaux d'une ancienne institution Jouin-Lambert à Bois-Guillaume affecté aux blessés anglais du Commonwealth .681 soldats seront inhumé au cimetière communal de Bois-Guillaume dont 610 britanniques, 19 canadiens, 38 australiens, 7 néo-zélandais, 3 sud-africains, 3 des Indes Occidentales Britanniques et 1 italien..
Beaucoup d'autres hôpitaux furent installés dans l'agglomération rouennaise.
La plus grande période d'activité prit fin en mars 1918 pendant la bataille d'Amiens.


L'évacuation des blessés, ligne Southampton-Rouen


L'évacuation des blessés nécessita la mise en place d'une véritable ligne navires-hôpitaux entre Southampton et Rouen.
On y retrouve le navire hôpital "SAINT-ANDREW" ( arrivé à Rouen le 24 Août 1914. Il a réalisé la première évacuation le 26 août 1914). Le "SAINT PATRICK", le "SAINT GEORGES" ( coulé par un sous-marin allemand le 20 mai 1915),"LE FUEGO" ( une péniche) et beaucoup d'autres encore....
"Jamais la capitale normande n'a été aussi ouverte au monde".
Durant ce conflit ROUEN a été une ville cosmopolite, non seulement britannique, mais aussi des soldats américains, belges, italiens, africains, canadiens, australiens, indiens, chinois y séjournaient........

 "Il ne faut pas oublier que Rouen est devenue le premier port français en tonnage, au cours de la première guerre mondiale.En raison de son rôle industriel et portuaire. Rouen devient une cible très intéréssante pour l'aviation allemande.En 1918, les Allemands lancent plusieurs raids aériens avec des biplans géants.La ville de Rouen est touchée une fois, à la limite de Darnetal et plusieurs civils sont tués. Mais rien à voir avec les terribles raids durant la seconde guerre mondiale"



                  sources : Histoire de la Normandie sous la diction de Michel de Boüard
                                 Itinéraires de Normandie N°11

   Autres articles:Un commando allemand doit détruire les ponts d'Oissel (Seine-Maritime)

                       Il y a cent ans le Havre

                       Sainte Adresse, capitale de la Belgique en 1914

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